Devenir propriétaire, le rêve d'une vie

La France est un pays de propriétaires. Certes nous n’atteignons pas les statistiques de l’Europe du Sud comme le Portugal, mais plus de la moitié des français sont propriétaires de leur résidence principale, et une grande part des autres souhaite le devenir. Ce rêve est accessible à beaucoup mais difficile à atteindre dans la plupart des cas. La crise des subprimes et sa contagion à l’ensemble de l’économie mondiale ont de plus rendu les banques encore plus frileuses. Alors que ces dernières n’hésitaient pas à financer largement les crédits immobiliers dans les années 2000, la difficulté des emprunteurs à rembourser à cause de prêts à taux variable ou de pertes d’emplois ont rendu les banques plus attentives. Mais une fois le process d’acquisition finalisé, les soucis du propriétaire ne s’arrêtent pas pour autant. Etre propriétaire n’est qu’un long parcours qui vous conduira de soucis en soucis, mais avec l’immense plaisir d’être chez soi.

Sommaire

  1. Financement
  2. Où trouver un bien ?
  3. Coûts

Financement

Le long chemin qui vous mènera du statut de locataire au statut de propriétaire est semé d’embuches. Mais l’un des aspects à privilégier, avant même d’étudier les petites annonces, est de connaitre votre capacité d’investissement. Autrement dit, de quel montant pourrez-vous disposer pour acquérir votre bien immobilier. La source de ce montant peut être, et souvent doit être, multiple. Pour la majorité des particuliers, l’emprunt est la source essentielle de financement dans l’acquisition d’une résidence principale. Cet emprunt se contracte le plus souvent auprès des banques mais rien n’interdit un particulier d’emprunter à un autre particulier selon des modalités qu’ils auront défini entre eux. Le monde bancaire reste toutefois le premier pourvoyeur de fonds des emprunts des particuliers. Le dossier sera étudié avec soin et les sommes prêtées sont liées aux revenus du ménage, à leurs crédits en cours, mais aussi à l’évolution possible de leurs revenus. Emprunter à quelques années de la retraite pourrait signifier un coup d’arrêt à vos projets tant vos revenus risquent de diminuer.

L’apport personnel est la somme issue de l’épargne de futur propriétaire. Certaines banques refusent d’ailleurs d’accorder un crédit à un ménage qui ne disposerait pas d’un apport personnel suffisant. Cet apport peut être une épargne constituée au fil des années. Facilement mobilisable, il peut se situer dans un livret A, un livret d’épargne, ou encore dans un plan d’épargne logement ou même au sein du compte courant bancaire classique. Mais l’apport personnel peut aussi être lié à un bien immobilier. Un propriétaire peut en effet décider de céder son bien actuel dans le but d’en acquérir un autre. Dans certains cas, le propriétaire a les fonds suffisants pour acquérir en cash leur nouvelle acquisition. Cette capacité lui facilitera les négociations auprès des vendeurs qui seront sans doute ravis de trouver un acheteur aussi prompt à verser le montant de l’achat. Toutefois, il pourra aussi décider d’emprunter malgré son fort apport personnel. Emprunter à taux faible peut permettre au particulier de placer son épargne à des taux plus élevés.

Où trouver votre futur bien ?

Une fois votre capacité d’acquisition connue, vous pouvez alors vous lancer dans la recherche de la maison de vos rêves. Internet, agences immobilières, bouches à oreille... tous les moyens sont bons pour dénicher la perle rare. Toutefois, certains particuliers ne voient l’acquisition immobilière qu’à travers les agences, d’autres ne jurent que par l’achat de particuliers à particuliers. Toutes les façons de chercher sont les bonnes du moment que vous trouvez. Sachez toutefois qu’une acquisition faite de particuliers à particuliers entrainera des formalités plus lourdes. L’agent immobilier s’occupe lui du coté administratif, et de la mise en relation de l’acheteur et du vendeur, en contrepartie il perçoit une commission d’agence, qui peut rebuter bons nombres de propriétaires.

Tous les coûts

Une fois, votre signature apposée au bas du contrat de vente devant notaire, vous êtes officiellement propriétaire de votre bien immobilier... et de tous les soucis éventuels liés à ce bien. Ainsi, vous ne pourrez vous retourner contre le vendeur si vous n’avez pas vu un problème visible, comme une toiture en mauvais état ou une électricité à refaire. Vous achetez en toute connaissance de cause sauf vices cachés. A vous donc les joies de la rénovation, des pannes inattendues ou encore du règlement de copropriété. Toutes ces joies qui peuvent très fortement grevés votre budget mensuel.

Pour éviter de devoir à rénover la toiture dans l’année, ou si vous n’êtes pas un fervent partisan du bricolage du dimanche, faire construire sa maison est une bonne alternative. Certes, les sommes engagées sont plus élevées que dans le cadre de l’acquisition d’une maison ancienne, mais les tracas après la construction sont pour le moins limités. Malheureusement, les contraintes avant et pendant la construction peuvent être difficiles à gérer. Même si la construction est réalisée par des professionnels dans le cadre d’un CCMI, le suivi de chantier par le propriétaire est indispensable pour éviter tout soucis. Il est préférable de voir une erreur sur l’emplacement d’une fenêtre au moment du montage des murs, qu’une fois les vitres nettoyées.


Toutes ces difficultés ne doivent pas vous faire oublier les couts liés à la détention d’un bien immobilier. En effet, un locataire doit payer son loyer, son chauffage, son électricité, son gaz, sa taxe d’habitation... le propriétaire retrouve les mêmes dépenses, hormis le loyer remplacé par le remboursement du crédit. Mais en plus de cela, le propriétaire devra s’acquitter d’une taxe foncière, calculée sur la valeur locative du bien. Il devra également financer les travaux parfois nécessaires, parfois obligatoires de sa résidence. Ainsi il peut se voir imposer la réalisation de travaux via un vote, dans le cas d’une copropriété -le ravalement de l’immeuble ou le changement de la chaudière de chauffage collective-, via une loi -la mise en conformité des fosses septiques est ainsi un coût de plusieurs milliers d’euros à la charge du propriétaire-, via une procédure de justice -un tribunal peut en effet exiger la réalisation de travaux dans un bien vous appartenant. Cette obligation peut s’expliquer par la situation de votre bien, par les dangers pouvant générer votre bien ou encore si vous le louez. Ces coûts peuvent se chiffrer en années de remboursement de crédit tant ils sont élevés. La rénovation d’une façade d’un immeuble haussmannien en plein Paris peut rapidement se chiffrer en dizaines de milliers d’euros. A tous ces chiffres, il faudra rajouter les dépenses imprévues pour ceux qui font construire, mais aussi les dépenses liées à la taille de votre nouvelle habitation. Une chambre d’amis implique, outre des amis, d’acheter une autre lit. Tous ces coûts sont souvent oubliés mais pourtant bien présents au quotidien.

Devenir propriétaire reste malgré tout cela un rêve pour bons nombres de français. Que ce soit pour laisser un pécule à ses enfants, ou tout simplement pour ne pas être tributaire d’un bail, devenir propriétaire est aussi une tranquillité d’esprit importante. Une fois le crédit remboursé, vos charges s’en verront fortement chutés. De plus, un crédit à taux fixe sur 20 ans n’évoluera pas. Un loyer pourra lui s’accroitre.

Commencez la visite